Je reprends un article ancien que j'améliore progressivement car ... il y a tant à dire sur cette ville. Je vais vous expliquer pourquoi j'y reviens chaque année et ce qui la rend incontournable à mes yeux ... mais tout d'abord les nouveautés 2017 que j'ai eu l'occasion de découvrir :

Cet été 2017, Luc Schuiten au parc de l'Esplanade :

Luc Schuiten, architecte, utopiste belge qui rêve de la ville de demain. Face au constat de dégradation de notre environnement, il recherche depuis plusieurs années des solutions alternatives. Ainsi, il a imaginé des villes différentes de Bruxelles à Shangaï, il s'est attaqué à Metz qu'il a imaginé dans 150 ans.



Au centre Pompidou, une magnifique expo sur Fernand Léger



Le fabuleux jardin d'été installé par le service municipal place de la comédie :



Voyager dans le temps

C'est une ville plus que millénaire et ce qui choque le plus lorsque l'on se promène dans ses rues c'est la diversité architecturale. Des traces de son passé antique et médiéval subsistent un peu partout lui donnant un cachet indéniable. L'architecture allemande (la gare est à voir absolument) lui donne un aspect inconnu dans d'autres villes de France. Après 7 ans à avoir foulé ces rues je m’émerveille encore de détails passés inaperçus les première fois et je prends plaisir à voyager dans le temps. J'ai beau y retourner chaque année la surprise est toujours au bout du chemin...

Voyager sur les traces de personnages

Oui c'est la ville de naissance de Verlaine mais les personnages qui pour moi symbolisent cette ville sont indubitablement Saint Nicolas et le Graoully. J'y ai vu les plus beaux défilés de Saint Nicolas quant au Graoully, il reste le symbole de toutes les histoires et légendes que j'ai entendu sur cette ville. C'est un dragon mythique qui aurait détruit la ville de Metz avant d'être chassé par Saint Clément, premier évêque de la ville. Pour les passionnés du FC Metz vous comprendrez maintenant pourquoi on trouve un dragon sur le blason de leur équipe.

Voyager d'un paysage à l'autre

La ville trouve son originalité dans ces paysages. Hormis les rues à l'architecture riche, il y a au centre ville un plan d'eau assez important avec des bateaux, un de mes endroits favoris. On se déconnecte totalement de la ville et une impression de vacances s'empare de vous. Les couples, joggeurs, amateurs de bronzage,amoureux de la nature ne s'y trompent pas. La nuit, la cathédrale éclairée, les cygnes sur l'eau et l'art japonais contribue à donner à cet endroit un aspect magique.



Ces monuments dont je ne saurais me passer :

Ceux dont je ne me lasse pas même si ils sont nombreux :

- La cathédrale Saint Etienne : Trois siècles pour construire cet édifice. Je n'ai pourtant pas d'attirance particulière pour ce type d'architecture mais elle vaut le détour. Elle a la plus grande superficie d'espace vitrée de France et je conseille d'aller voir les vitraux de Chagall.



- Le temple protestant : Une architecture atypique qui lui donne un côté ancien alors que son origine remonte au XX s. J'ai du le photographier un nombre incalculable de fois. A voir de jour mais aussi et surtout de nuit.


- L’église Saint Pierre aux Nonnains : Un des plus vieil édifice de la ville, construit au 4 s. Il suffit de vous approcher pour ressentir le poids de ces 2000 ans d’histoire.


- Le centre Pompidou, mon nouvel incontournable dont les expositions sont renouvelées très régulièrement.

Voyager au travers des mots ou l'art de renouer avec sa langue 

Le tout premier mot est le nom de la ville elle même. Metz se prononce messs et non metsss.

Dans une boulangerie je peux commander un croissant au chocolat (qui n'existe malheureusement pas dans toutes les villes de France. Damned ! Dans cette même boulangerie, je peux aussi commander un schneck sans qu'on me regarde bizarrement (un escargot) et enfin demander un cornet (un sachet) pour transporter mes gourmandises ...

Les événements et manifestations que j'y préfère :

Si je ne devais en choisir que trois :

Les fêtes de la Mirabelle au mois d’août qui donne lieu à tout un éventail d'animations culturelles.

Le défilé de Saint Nicolas

Le marché de Noël : deuxième de France après celui de Strasbourg. Un incontournable pour les amateurs de vin chaud, de bretzel mais aussi et surtout de traditions. Je n'ai retrouvé dans aucune autre région de France l'ambiance si particulière de ces marchés de l'Est.

Et tout ça à 1h30 de Paris qui dit mieux ?


Pour un premier roman, je dis chapeau bas. Quand je vois un roman apparaître un peu trop souvent dans la blogosphère et ailleurs j'ai tendance à fuir mais là quelque chose me retenait et heureusement que je ne suis pas passée à côté de ce bijoux, cette perle, cette révélation ! Oui tout ça rien de moins !

C'est une amie de l'auteure atteinte d'un cancer et que Laeticia a accompagné qui lui a donné l'idée de cette histoire ou devrais-je dire de ces histoire car ce roman conte l'histoire de trois femmes courageuses : Smita, en Inde, une intouchable ce qui est juste une double peine quand on vit dans ce pays. Or celle-ci va tout faire pour que sa fille ne subisse pas le même sort. 

Giulia, elle est une jeune femme qui travaille dans l'atelier de son père. Une femme passionnée, ayant abandonné tôt ses études mais cultivée car autodidacte et qui va faire la connaissance d'un jeune homme sikh, porteur de valeurs différentes que celles de la société traditionnelle sicilienne dans laquelle elle ne se retrouve pas forcément. 

Et enfin, nous découvrons Sarah, une femme, proche de la quarantaine, vivant au canada, femme puissante et reconnu car avocate mais touchée par la maladie elle va voir son monde basculer et subir la discrimination de ses pairs.

Trois femmes, trois destins, trois guerrières modernes. Elles représentent à la fois la mère, l'amoureuse et la femme active dans lesquelles on se reconnait. Peu importe le pays, il y a des traits de féminité que nous portons toutes et dans lesquelles on peut se reconnaître et ça c'est fort de les avoir ainsi distiller dans ses figures touchantes et bouleversantes.


Un merveilleux coup de cœur !


Les avis de NicolePretty BooksSophie !

Editeur : Grasset
Date de parution : 10/05/2017
Nombre de pages : 240

" C'est tout au fond de soi dans l'obscurité des failles profondes, que l'on trouve parfois la force de se battre pour la lumière. "

Je découvre Agnès Ledig par le biais de son troisième roman et autant le dire tout de suite je suis conquise. Voilà un de ces livres que l'on a du mal à refermer une fois ouvert. L'histoire de deux écorchés dont le destin semble lié.

Roméo,  25 ans, pompier, se trouve  amené à secourir un petit garçon dans l'appartement est en flamme au huitième étage d'un immeuble. Le garçon s'en sortira, Roméo, pris dans le souffle d'une explosion tombera de 8 étages. A l’hôpital, il va faire la connaissance de Juliette,dont il se rapproche rapidement. Tous deux sont unis par une même souffrance, lui de ne pouvoir aider sa soeur adolescente rebelle et fragile dont il a la charge et elle de ne pouvoir concevoir et subir un conjoint qui l'humilie et s'avère de plus en plus violent. Heureusement Malou, la grand mère mystérieuse veille mais pour combien de temps ?

J'ai aimé cette histoire pour les émotions qu'elle m'a procurée : la colère face à l'impuissance et à l’injustice, la frustration de l'attente, de ne pas pouvoir, la tendresse face à ces personnages, ... Agnès Ledig sait emporter ses lecteurs par une écriture qui parle juste qui parle vrai. C'est avec tristesse que j'ai refermé ce livre. J'aurai aimé qu'il dure encore.

Un vrai moment d'émotion !

Editions : Albin Michel
Date de parution : 2014
359 pages


Où il est question d'une petite histoire dans la grande histoire, une histoire qui s'offre aux yeux d'un enfant de 11 ans, Roméo, lorsqu'il partage et découvre la vie de son grand père. Une histoire tendre, teintée de réalisme, émouvante, contée de magnifique façon par Vincent Zabu et parfaitement illustrée par Thomas Campi.

Qu'est-ce qu'il ne donnerait pas pour éviter d'aller chez son grand -père qu'il connait à peine, Roméo... Mais voilà son père ne lui laisse pas trop le choix et le confie pour une semaine à nono, ancien mineur, malade d'avoir respirer les poussières toute sa vie et qui vit seul dans son pavillon. Un grand père revêche qui le met au travail de suite dans le potager. Roméo croit mourir quand une petite voix s'élève de la maison d'à côté, le voix d'une petite fille de son âge qui va l'inciter à faire la connaissance de cet aïeul entouré de mystères ...

Une rencontre émouvante entre un grand père et son petit fils qui apprendront ensemble. Un lever de voile sur ce que peut être l'immigration mais aussi les conditions de vie des mineurs. Un suspense qui prend la forme d'une ombre et nous voilà touché au cœur. 

Un superbe coup de cœur !


Editions : Dupuis
Date de parution : 01/04/2016
" C'est seulement quand tu es là que j'ai l'impression d'être là où je dois être. Le reste du temps, je suis comme quelqu'un à la fenêtre qui se regarderait vivre dehors et qui aurait l'impression que ça arrive à quelqu'un d'autres. "

Inspiré d'une oeuvre classique : Eugène Onéguine de Pouchkine, Clémentine Beauvais a réussi le pari d'en faire une oeuvre résolument moderne.

C'est un roman qui nous place dès le départ sur la corde raide. Nos deux héros : Eugène et Tatiana s'aiment de cet amour qu'on ne vit qu'une fois, celui que décrit si bien la littérature romantique. Ils entretiennent des rapports de rapprochement et d'éloignement que le troisième véritable héros de ce roman qui est le temps nous aide à comprendre. On suit ainsi l'histoire d'un amour d'été lorsqu'ils sont tous deux adolescents puis lorsqu'il se retrouve de façon fortuite dix ans plus tard. L'amour y est décrit de si belle façon que le lecteur ne comprend pas que face à une telle déferlante, nos deux héros résistent à se laisser emporter. Pourtant, ce sont déjà deux mondes qui les sépare, le monde des adultes n'est plus celui de leur adolescence et eux surtout ne sont plus tout à fait les même, même si au fond ils n'ont pas vraiment changé. Un roman qui évoque le temps qui passe et ces effets, le regret et les choix de vie de la plus belle des façons. Un roman qui nous fait croiser Baudelaire, des vers illustres que l'on savoure comme autant de perles.

Un roman moderne jusque dans sa mise en forme car l'auteure s'est amusée à jouer avec les dispositions dans l'espace, les styles et police d'écritures contribuant à accentuer le poids de se qui était écrit ainsi quand Eugène envoie des sms à Tatiana qui restent sans réponse. Les espaces laissés entre les mots renvoient à l'absence de réponses et à la solitude d'Eugène. Un très beau roman pour les adolescents et une belle lecture de vacances !

L'avis de Marion

Editions : Sarbacane
Collection : Exprim'
Date de parution : 24/08/2016
Nombre de pages : 240

Laissez moi vous parler de la ville de mon cœur, celle qui détient le record absolu de mes points de chutes, celle dont je ne saurai me passer, même pas un peu.

Découverte il y a deux ans, elle est devenue ma destination favorite des vacances. A cela plusieurs raisons et pas des moindres La première fois, j'ai fait comme beaucoup j'ai suivi La Ligne Verte tracée au sol qui traverse la ville et vous emmène d'une oeuvre d'art à l'autre et là autant vous le dire : vous vous en prenez plein les yeux !

C'est simple vous passez d'un éléphant de 12 m de haut qui se promène entre les badauds  à Anne de Bretagne qui pose symboliquement devant le château des Ducs. Vous commencez à percevoir ? Mais pas encore tout à fait ? Pour faire simple j'aime :

L'attaque de l'éléphant !
Son dynamisme :

J'aime Nantes pour les imprévus qui sont chaque fois de véritables cadeaux à titre d'exemple j'ai assisté samedi à un superbe concert de musique africaine que je n'avais pas du tout prévu ... S'y trouvait également une manifestation pour la deuxième année consécutive : le Maker Faire sous la nef qui réunit ingénieurs, étudiants, artistes, amateurs, ... qui forme la communauté des Makers et qui viennent nous faire partager leur passion.
Sur la place devant les nefs

Ses commerces dépoussiérés  :

J'aime Nantes pour les enseignes que je photographie allègrement mon objectif étant de me faire une petite série  ... Des artistes se sont amusés à en détourner et en créer. Vous pourrez en trouver une trentaine. Si vous êtes en mode tête chercheuse, vous pourrez toujours trouver un plan pour toutes les localiser. Personnellement, je prends plaisir à en découvrir de nouvelles à chaque visite.



Son sublime jardin des plantes :

C'est un incontournable pour moi qui ne suis pourtant pas spécialement parc et jardin. Ce jardin est juste sublime et c'est un bonheur d'y flâner, de découvrir les sculptures végétales géantes des personnages de Claude Ponti, de découvrir de nouvelles formes d'art comme l'art topiaire pour le banc géant, de rêver, de contempler les multiples oiseaux, de découvrir des essences d'arbres surprenantes, je pense à cet épicéa de Bosnie en voie de disparition à la forme très particulière, ... Un espace à voir absolument. Situé de plus juste à côté de la gare, il serait dommage de passer à côté.


Ses expositions : 

La variété des expositions qu'elle offre est assez surprenante. Cette année j'ai donc découvert les œuvres de Hans Ruedi Giger dans le lieu unique. Très sombres mais d'une beauté à couper le souffle. Un monde à part dans lequel on pénètre sur la pointe des pieds mais totalement déconseillé aux enfants et adolescents je tiens à la préciser.

Hans Ruedi Giger (créateur d'Alien) se reflétant dans une de ses œuvres
Son architecture :

J'aime Nantes pour les œuvres architecturales qui mériteraient à elles seules un blog entier.

Bâtiment Manny sur l'île de Nantes

L'art sous toute ses formes :

C'est probablement ce qui m'a le plus séduit à Nantes. L'art y est présent partout, gratuit et donc totalement démocratisé que ce soit avec des œuvres pérennes disséminés dans la ville où nouvelles. Cette année se sont des artistes d'une même décennie qui interviennent pour présenter une vision un peu plus sombre de la société, une inquiétude face à notre époque, une société de loisirs vide de sens, la standardisation, notre rapport à la nature, ....

Les œuvres temporaires :
La part manquante de Boris Chouvellon, place du Bouffay

La terre où les arbres rêvent de Laurent Pernot, place Royale

La terre où les arbres rêvent de Laurent Pernot, place Royale

Les œuvres pérennes :

Les anneaux de Buren

Ses incontournables :


Pour des raisons historiques, artistiques et esthétiques. Il serait dommage de passer à côté. J'aime particulièrement le lieu unique et sa librairie.



Sa convivialité : 

J'aime les Nantais pour leur ouverture d'esprit, leur convivialité, leur respect, leur familiarité, leur esprit pour entreprendre, créer, imaginer, encourager. C'est simple penchez-vous sur toutes les initiatives qui y ont court.  Etre à Nantes c'est un peu avoir l'impression que tout est possible.
On peut dire qu'ils ont su également se réapproprier la ville en créant des espaces tels des jardins urbains, des lieux pour pique niquer, des barbecues géants où chacun amène sa viande, des transats disséminés un peu partout.

Au festival de l'Erdre l'an dernier

Etape incontournable sur le quai des Antilles

Au festival des maker faire 

Au delà de Nantes, pour ceux qui souhaiteraient y passer plus qu'un week end , se trouvent le long de l'estuaire, un parcours artistique.  Des croisières sont organisées au départ de Nantes mais vous pouvez très bien sélectionner vous même les œuvres que vous voulez voir et la façon dont vous souhaitez les aborder ...

La maison dans la Loire de Jean Luc Courcoult à Couëron

J'ai déjà parlé sur ce blog de Trentemoult, je vous conseille un détour par ce village.

 ;-)

" tout ce que vous vivez a pour origine ce que vous croyez. "

Laurent Gounelle et moi n'en n'avons pas fini c'est sûr ! Capable de vous faire sourire d'un bout à l'autre tout en vous accrochant et en vous faisant réfléchir ... Là je dis chapeau bas ! Pour ceux qui ne l'auraient pas encore lu car on le trouve sur nos chemins depuis 2008, je vous conte ma vision de ce voyage intérieur.

Partons à Bali, une île d'Indonésie, faisant partie des petites îles de la Sonde. s'y trouve Julian notre héros, un enseignant en vacances qui semble avoir tout pour être heureux. Il s'est installé dans un petit village, à quelques kilomètres d'Ubud pour être au plus près de la population locale et loin des flots de touristes. A quelques jours de son départ, il décide de partir à la rencontre d'un guérisseur très réputé, Maître Samtyang. Il ne souffre d'aucune maladie ou douleur physique particulière. La curiosité seule semble le pousser. Cette première rencontre s'avère très vite déterminante ; le diagnostique tombe, Julian n'est pas heureux. L'enseignement que va alors dispenser le maître au travers de plusieurs rencontres vont bouleverser la vie de notre touriste et faire réfléchir les lecteurs que nous sommes ...

Une vraie pépite que ce livre en ce qu'il offre plusieurs pistes de réflexion sur les croyances, le pouvoir de la pensée, la perception de soi et son impact, la difficultés à vivre en accord avec nos propres valeurs, ... C'est une vision aussi orientale qui se heurte à nos pensées occidentales et qui nous offre donc un nouveau regard, une nouvelle perception qui ne peuvent que nous enrichir et tout cela de la façon la plus plaisante qui soit. 

Là je dis encore !


" Les rêves sont des histoires que nous murmurent notre esprit la nuit. Nous les inventons nous-même et pourtant nous ne les connaissons pas. "
Dans un décor digne des contes des mille et une nuits, Saïd, un petit garçon passe son temps à suivre les fourmis, se demandant où elles peuvent bien aller ainsi. Un jour, un vieil homme s'arrête et le conduit dans le désert pour en faire un gardien de chèvres. La longue file des fourmis traverse son espace mais Saïd n'ose la suivre de peur que ses chèvres ni survivent pas. Dans la solitude de son désert, il se rapproche d'une chèvre savante et philosophe, Zakia, qui a de plus le don de parler. Cependant, très vite surgissent des dangers qui les pousseront à partir ...

Très beau conte initiatique et poétique qui se lit le sourire aux lèvres. On parcourt aux côtés de nos deux héros le chemin qui nous apprend à savourer le moment présent et trouver le bonheur. Un récit imaginé pourtant terriblement vrai, une liberté souvent rêvé pourtant à notre portée ...

Une superbe Bande Dessinée pour petits et grands qui savent faire du bien à leur âme d'enfant.

Editions : Casterman
Date de parution : 14/09/2016

Découverte du premier épisode de cette série tirée du roman de Margaret Atwood : The Handmaid's Tale ou La Servante écarlate que je n'ai pas lu mais que je vais m'empresser de rajouter à ma PAL de vacances tant j'ai trouvé cet épisode marquant.

Mais venons-en au sujet ... Dans un monde dystopique où les femmes sont divisées en 3 castes : les épouses infertiles, les servantes fertiles qui sont réduites à l'état d'esclaves sexuelles et les ménagères, nous suivons la vie de June (Elisabeth Moss), une servante qui tente de survivre dans l'espoir de retrouver sa fille de huit ans qu'on lui a enlevé. Après une formation de Handmaid elle se retrouve au service d'un des fondateurs de la nouvelle république.

Une série qui mérite le détour pour plusieurs raisons : je l'ai trouvé d'une grande originalité ; il y a là une ambiance qui nous fait plonger dans un monde à part, futuriste, sans qu'à aucun moment on puisse avoir cette sensation de déjà vu ; le déroulement se veut au plus près du personnage, on a l'impression d'être enfermé avec l'héroïne dans cette maison. La dureté, la cruauté, de cette société sont évoquées mais jamais montrées ouvertement, il y a donc beaucoup de suggestivité, c'est à nous d'interpréter et d'imaginer, un peu comme on le ferait avec certains livres et cela donne une force peu commune aux scènes qui se déroulent. Il est facile de s'y projeter car notre héroïne semble avoir vécu comme une femme moderne avant que tout ne bascule, avant que la terre et sa pollution rende une partie des femmes infertiles, avant que de nouvelles lois soient mises en place afin de régir une société nouvelle qui questionne, ...

La  tentative de survie est le thème fort de cet épisode mais la question de ce qui est acquis également. Cette société totalement rétrograde qui se montre à nous est-elle si improbable ?
Le détournement de textes religieux à des fins politiques, la manipulation de la population, le mensonge dont on fait des dogmes, l'esclavage, ... cela ne vous parle-t-il pas ? Pourtant le livre date de 1985 ...

Une série comme je les aime, en 10 épisodes, sur OCS, créée par Bruce Miller !



Pour ces vacances, je prévois une petite base d'incontournables et une grande place vide pour :  des imprévus, des envies subites, des découvertes, des coups de cœur, des coups d'arrêt devant certaines couvertures, des mots qui m'interpelleront, m'appelleront, de la littérature étrangère en particulier sud américaine, quelques documentaires, quelques livres pour ado ...

Quelques bulles :


  1.  Là où vont les fourmis de Plessis et Le Gall                                      ⛱
Quelques pages :


  1. En finir avec Eddy Bellegueule de Edouard Louis   
  2. Super G de Nicolas Pages
  3. L'homme qui voulait être heureux de Laurent Gounelle                     ⛱
  4. Le bruit de tes pas de Valentina d'Urbano
  5. L'adieu aux reines de Cavanna

Livres qui viendront s'ajouter sans aucun doute et que j'aurai ou pas le temps de chroniquer :


  1. Songe à la douceur de Clémentine Beauvais                                      ⛱
  2. Macaroni de Thomas Campi et Vincent Zabus                                   ⛱
  3. La tristesse de l'éléphant de Nicolas Antonin et Nina Jacqmin          ⛱
  4. Pars avec lui de Agnès Ledig                                                              ⛱




" L'aveugle n'est pas celui qui ne voit pas mais celui qu'on ne voit pas "

Dans la sécheresse d'un pays où règne la misère et le vent, un garçon sans nom se cache derrière les volets de sa maison bourgeoise. Traumatisé par la mort d'un père sauvagement assassiné et injustement accusé. En proie à une mère indifférente qui lui préfère son frère aîné. Il ne revit que lorsque surgit sa cousine K à qui il voue une passion sans fin qui peu à peu se transforme en obsession. Très vite, une relation de bourreau à victime naît dont on ne veut imaginer l'issue ...