Train de nuit pour Lisbonne de Pascal Mercier

"La vie n'est pas ce que nous vivons ; elle est ce que nous nous imaginons vivre."
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En lançant le challenge Portugal, j'ai souhaité le laisser le plus ouvert possible c'est-à-dire découvrir et faire découvrir des auteurs portugais mais également des auteurs qui, de nationalité différente, auraient compris, aimé ou jeté une nouvelle lumière sur ce beau pays.

C'est la cas de Pascal Mercier, auteur germanophone et professeur de philosophie. Pourquoi ce livre ? Un ami m'en avait parlé avec émotion m'avouant qu'il était le plus beau livre qu'il n'avait jamais lu. Comment ne pas être interpellé ?

Raimund Grégorius, professeur passionné de lettres anciennes dans un lycée de Berne voit sa vie basculer lors de sa rencontre avec une jeune femme portugaise éperdue sous la pluie. Un premier détonateur suivi quelques heures plus tard de la découverte dans une librairie d'un livre écrit par un auteur portugais mystérieux. Un enchaînement qui vont le conduire à prendre le train de nuit pour Lisbonne, abandonnant tout derrière lui.  

Autant vous dire que j'ai plongé à cœur et à corps perdu, parsemant le livre d'une multitude de papiers, cornant certaines pages. Je n'aurai pas pu écrire un billet plus tôt, j'avais besoin de m'en détacher un peu. C'est un essai philosophique sous forme romancé. Une révélation sur soi à travers un cheminement qui est celui de Grégorius qui s'est lancé sur les traces de l'auteur inconnu : Amadeu Prado. Au fur et à mesure que Grégorius avance dans la connaissance de l'auteur et la traduction de son livre, il apprend à mieux se connaitre.

Les personnages rencontrés par Grégorius éclairent un pan de la personnalité de Amadeu ainsi que les étapes de sa vie qui l'ont conduit à s’intéresser à des sujets aussi variés que la religion, le langage, la vie, ... 

"Nous commettons une faute, un acte absurde de violence, quand nous nous concentrons sur l'ici et maintenant, dans la conviction de saisir ainsi l'essentiel. L'important serait de se mouvoir, sûr et tranquille, avec l'humour approprié et la mélancolie adéquate, dans le paysage intérieur que nous sommes, déployé dans le temps et dans l'espace. Pourquoi plaignons nous les gens qui ne peuvent voyager ? Parce que , empêchés de se déployer extérieurement, ils ne peuvent pas non plus s'étendre intérieurement, ils ne peuvent pas se multiplier, et ils sont ainsi privés de la possibilité d'entreprendre de vastes excursions en eux-mêmes et de découvrir qui et ce qu'ils auraient pu devenir."

Un livre dont on ne peut ressortir indemne !

L'avis de Dasola


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Editions : 10/18
Collection : Littérature étrangère
Traduction : Nicole Casanova
Date de parution : février 2008
512 pages

12 commentaires

  1. Je ne sais pas si j'aurai le temps de le lire prochainement, mais je le note. As-tu vu que demain soir, "Echappées belles" est à Lisbonne ?

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    1. Non je regarde très peu la télé. Par contre j'ai eu l'occasion de voir plusieurs Echappées belles en replay et j'ai adoré alors si en plus tu me vends Lisbonne ... ! ;-)

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  2. Depuis longtemps dans ma liste à lire, celui là!

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    1. Il fait dorénavant parti de mes indispensables ou le livre à prendre sur une île déserte ... !

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  3. Une belle découverte. Merci pour le conseil.

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  4. Une éternité que je veux le lire, merci pour la piqure de rappel !!

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  5. Bonsoir Cristie, j'avais été enthousiasmée par ce roman chroniqué dans les premiers mois de mon blog. http://dasola.canalblog.com/archives/2007/10/04/6210498.html Bonne soirée.

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  6. Ce livre m'avait été chaudement conseillé avant mon départ pour Lisbonne. Je dois le lire.

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