Si vous aimez les récits de fantasy médiévale aux mythologies riches et aux univers visuels envoûtants, la bande dessinée Les hautes herbes est une pépite à ne pas manquer. Signée Laurine Clin au scénario et Grun aux illustrations, cette œuvre parue aux éditions Daniel Maghen (96 pages) propose une aventure à la fois intime et spectaculaire.
Un univers fantastique façonné par les mythes
L'histoire nous plonge dans un monde médiéval féérique marqué par une légende ancestrale. On y suit un père et son fils de 10 cycles, vivants isolés dans les montagnes et contraints au nomadisme. Leur règle d'or ? Ne jamais rester plus de trois nuits au même endroit.
Le père est un « sang noir », descendant du peuple des ichoromes, issus de la race bannie des ichors. Victimes d'une sombre réputation notamment parce que cette caste ne peut engendrer que des fils et doit enlever des « sang rouge » pour se reproduire , ils vivent rejetés par les autres hommes. Malgré cette existence traquée, le père transmet à son fils les règles de la survie et les mythes fondateurs de leur monde.
Un piège, un crocal et le début des ennuis…
Le quotidien de ce duo bascule le jour où ils réussissent à capturer un crocal, une créature redoutable peuplant la rivière locale. En plus d'assurer leurs réserves de viande, cette prise exceptionnelle leur offre une opportunité financière : vendre les dents du monstre à un bijoutier de la ville voisine.
Mais franchir les portes de la cité, c'est prendre le risque d'éveiller les soupçons. C'est précisément là que les ennuis commencent et que le destin de la lignée va se sceller face aux secrets du passé.
Pourquoi faut-il lire Les hautes herbes ?
Un visuel à couper le souffle : Le travail de Grun à la couleur directe et aux tons pastel est une merveille absolue. Les paysages fantastiques et l'architecture organique des cités possèdent une identité visuelle saisissante. Mention spéciale au cahier de croquis en fin d'ouvrage qui permet de prolonger l'émerveillement.
Une mythologie originale et maîtrisée : Pour son premier scénario, Laurine Clin construit une lore solide, immersive et cohérente sans jamais alourdir le récit.
Un rythme maîtrisé et une fin réussie : L'intrigue avance sans temps mort, alternant moments de tension et scènes de transmission touchantes entre le père et son fils, pour s'achever sur un dénouement particulièrement réussi.
Les hautes herbes est une très belle lecture. Entre fantasy anthropologique, récit d'apprentissage et thriller médiéval, cet album brille autant par la poésie de ses planches que par la force de ses enjeux. Une vraie réussite à découvrir sans hésiter !








Aucun commentaire