mon chien stupide fante

Un livre qui se dévore et a la capacité de vous faire sourire en ces temps où le ciel ne pense qu'à nous montrer sa face grise et pourtant, ce court roman est tout sauf léger.


Ecrivain et scénariste en perte de vitesse, Molise, chômeur, mari et père de quatre adolescents décalés, ne pense qu'à s'enfuir à Rome, refaire sa vie au côté d'une brune sculpturale. C'est sans compter sur le destin qui lui envoie une formidable boule de poil, un Akita pure race, qui ressemble à un ours et a la particularité de sauter sur tous les mâles qu'il croise (homme compris). Molise adopte ce chien qui répond au nom de Stupide au grand désespoir de sa famille et de tout le voisinage. En effet, la perversité du chien lui valant des victoires, il devient le catalyseur de son maître qui a besoin d'une revanche sur la vie mais aussi des différents membres de la famille ...

Le titre du roman anglais est un peu plus subtil : West of Rome. Le roman d'un homme qui a ratée sa vie et plutôt que de faire face, trouve dans ses enfants les parfaits boucs émissaires pour expliquer sa misérable vie. Il est d'un égoïsme, d'une goujaterie sans pareil et pourtant il est difficile de ne pas l'aimer tant ses failles nous le révèle vulnérable. 

C'est un livre qui traite également avec finesse de la parentalité dans ce qu'elle a de plus paradoxale et incompréhensible avec des accents vrais qui raisonnent forcément et nous font passer par une palette impressionnantes d'émotions.

Un vrai régal !

Editions : Christian Bourgois
Paru pour la première fois en 1985, puis 1987 pour la traduction française
Traduit de l'américain par Brice Matthieussent
155 pages