Little Tulip de Jérôme Charyn et François Boucq

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Mon troisième coup de cœur BD de l'année ! Tombée complètement par hasard dessus à la bibliothèque et dévoré en moins de temps qu'il faut pour le dire.

L'histoire débute doucement dans les années 1970 à New York. Paul est un tatoueur talentueux qui semble également posséder un don extraordinaire pour deviner la personnalité de certains criminels et les faire naître sous son crayon lorsque la police lui demande de collaborer pour établir des portraits robots. Seulement voilà, alors qu'un tueur en série sévit dans la ville, il se heurte à la page blanche. Ces meurtres le plongent dans un passé qu'il croyait révolu, celui des goulags staliniens dans lequel il a survécu grâce à son don pour le dessin et à une formidable capacité d'adaptation ...

Vous dire si j'ai aimé et peu de le dire. Il exhale de cette BD tout ce que j'aime. Commençant par le dessin. Il est intéressant d'en voir les différents aspects, d'en comprendre l'essence et ce qui fait qu'il est essentiel à certains individus. Il faut savoir que François Boucq s'est servi des carnets de Danzig Baldaev qui d'abord déporté est devenu gardien de camp et a consigné par le biais de dessins naïfs les faits majeurs dont il était témoin comme les déportés des camps de concentration le faisaient parfois au péril de leur vie. Le dessin comme témoin et reportage d'une époque d'une histoire. Hors rare sont les témoignages de ce qui se passait dans ce goulags. Cette bd est intéressante car en plus d'offrir une histoire passionnante elle lève le voile sur ce que pouvait être la vie des prisonniers dans les goulags.

A titre d'exemple, le tatouage revêt une importance particulière car il est à la fois la trace de faits d'armes et le symbole de l'appartenance d'un homme à un gang. Il s’auréole même d'un caractère quasi magique et le tatoueur est considéré comme maître de son art.

La collaboration entre le scénariste et l'illustrateur crée une oeuvre d'une très grande puissance qui m'a laissé par moment abasourdi et qui n'est pas à mettre entre toutes les mains.

"Le dessin est un art qui consiste a essaye de donner forme à l'invisible."

"Nous sommes l’étoffe d'un rêve. La grâce du dessin nous donne le pouvoir de le modifier ..."

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                              Chez Jacques Viel !

Suivi du film : Les promesses de l'ombre de David Cronenberg et le régal est total !

Les avis de ManuJacques Viel et Jérôme

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Le lombard
88 pages

21 commentaires:

  1. Une des meilleures BDs de l'année 2014 !
    Je t'invite à aller voir l'interview que j'ai eu l'honneur de faire de maître Boucq :
    http://www.unamourdebd.fr/2014/11/interview-francois-boucq-pour-little-tulip/

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    1. Je viens de l'écouter ! C'est intéressant d'avoir quelques éléments de plus sur notre lecture !

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  2. Très très tentée, et ce n'est pas seulement à cause de ce sublime torse en couverture!

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  3. Et bien ! Que dire d'autre, à part : je note.

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  4. Vu ce que tu dis, je ne passerai pas à côté!!

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  5. Si c'est un coup de coeur, je note !

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  6. Une excellente BD, c'est vrai !
    J'ai aussi lu et beaucoup aimé La Femme du magicien du même duo.

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  7. Je n'étais pas tentée par le thème au départ mais vu le nombre de coups de coeur, je vais être obligée de succomber !

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  8. J'ai adoré moi aussi ! Impossible d'être déçu avec ces deux auteurs de toute façon.

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  9. Je compte bien le lire celui là !

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  10. J'essaye de passer outre cette couverture qui me rebute. Malgré vos critiques positives, je reste réticente à le lire...

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  11. Je l'avais déjà repéré sur la toile ! Il faudra que je me laisse tenter !

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