Hugo et Iris d'Yslaire

, , 4 comments

Le hasard a fait tomber dans mes mains la trilogie : Hugo et Iris d'Yslaire et se laisser porter par le hasard a du bon parfois. J'ai beaucoup aimé les dessins de Bastide et Mezil qui donnaient un ton chaud, sulfureux et sensuels aux personnages qui ne le sont pourtant pas.

Par une belle journée d'avril 1830, Hugo, prend pour épouse Blanche Dessang. Un mariage de raison qu'il passera sa vie à fuir. Très vite, il s'éloigne de sa femme enceinte pour aller s'occuper des mines de charbon cédées par son beau père. Prenant son courage à deux mains il va descendre dans l'une des galeries et découvrir des murs recouverts de peintures rupestres et des cranes troués dont le crane d'une femme sertie d'une pierre rouge. Il va alors décider de se lancer dans des recherches scientifiques afin de découvrir l'histoire de ces cranes et de cet endroit. Peu de temps après, il monte à Paris et assiste à un opéra où il découvre sur scène, Iris, une femme aux yeux rouges. Fasciné et ayant l'intuition que celle-ci est plus ou moins liée à ses travaux il n'aura de cesse d'assister soir après soir à ces représentations jusqu'à leur rencontre ...


Un livre dans lequel j'ai pu me plonger. Peut être est-ce lié à mon goût pour l'histoire mais j'ai pris plaisir à lire les trois tomes. Je trouve les personnages peu communs. L'auteur n'a aucune concession pour eux et nous les livre avec leurs pires défauts. Le graphisme et le texte nous plonge dans une atmosphère étrange où se révèlent les individualités. Ce qui ressort le plus c'est la solitude de chacun.

L'histoire en elle même est très bien menée. C'est au compte goutte qu'on nous donne des éléments de clarification. On ne sait pas si c'est une histoire fantastique ou si Hugo n'est pas tout simplement fou. Ce n'est pas sans me rappeler Maupassant. A côté de cela il y a tous ces éléments qui donnent une certaine réalité au récit : le père coureur invétéré de jupons, la mère qui ne dit rien mais sait tout, cache et manipule tout son monde, la femme délaissée qui s'ennuie et finit par trouver quelques menus bonheur dans les bras d'amants, ... 

Une trilogie plaisante à lire et un auteur que je vais suivre !

-----------------------------------------------------

Date de parution25/11/2009
EditeurGlénat
CollectionGlenat Futuropolis
----------------------------------------------------

Yslaire

Yslaire


"Dessinateur, scénariste, pionnier de l’Internet, graphiste et réalisateur multimédia… Yslaire est un artiste pluridisciplinaire, dont la passion première reste la bande dessinée.

Né à Bruxelles en 1957, il débute à « Spirou », sous la houlette du scénariste Brouyère. Trois ans plus tard, il lance Bidouille et Violette, première histoire d’amour de la BD franco-belge. Un thème qui restera permanent chez lui.

En 1985, associé à Balac pour le premier titre, il entame la saga-culte Sambre qui fera sa renommée. Cinq albums confirmeront un succès allant crescendo… sans jamais brider son besoin d’innovation et de créativité. Le sixième tome, La Mer vue du purgatoire, a paru en juin 2011 et a reçu le Prix du meilleur album lors du Festival BD Bruxelles-Capitale en octobre de la même année.

À partir de 1997, il s’engage dans le révolutionnaire projet de XXe Ciel.com (1997-2001), une bande dessinée d’avant-garde adaptée de son site Web, qui pose le regard d’un ange photographe sur le vingtième siècle. À cette occasion, il développe une technique informatique dans une approche personnelle et novatrice.

Le Ciel au-dessus de Bruxelles (2006-2007) confirmera ses interrogations sur l’époque et son dialogue plastique avec la photographie. Parallèlement, il travaille en collaboration, notamment avec le metteur en scène Jaco Van Dormael pourMister Nobody, et l’architecte Francis Metzger pour la scénographie d’un futur grand projet public, sans oublier les jeunes auteurs qu’il forme pour La Guerre des Sambre.

En 2009, il signe avec l’écrivain Jean-Claude Carrière un roman graphique, Le Ciel au dessus du Louvre (2009). À cette occasion, il expose au Musée du Louvre des séquences graphiques sur écrans et produit une performance « making live ».

L'œuvre d'Yslaire est traduite en plus de neuf langues, dont le coréen. Elle a déjà été couronnée d’une quinzaine de prix internationaux. En 2009, le Ministère Français de la Culture l’a nommé Chevalier des Arts et des Lettres."




4 commentaires:

  1. Et le bonheur est que je viens de me la procurer !! Vivement ce week-end que je puisse la dévorer !!

    RépondreSupprimer
  2. Une magnifique trilogie, un dessin époustouflant, un très grand coup de coeur !
    J'ai même acheté le coffret *_*

    (Je te spam avec mes commentaires depuis tout à l'heure, navrée ^^)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Cela me permet de te connaître un peu mieux ! ^^

      Supprimer